Quand j'y repense, j'en ai la gerbe.
Je me dégoute d'y avoir cru. De l'avoir
aimé. De l'avoir embrassé. De lui avoir
fait confiance. De m'être projeter dans
l'avenir avec lui. J'ai été naïve depuis le
début. Depuis le début, c'était perdu
d'avance. Mais pourquoi je me suis
accrochée à ce type ? Je m'en veux
tellement. Et puis, je souffre pour du
vent. Pfff, j'ai mal pour rien. RIEN.
De juillet 2002 à mai 2006 : discussions avec lui sur Internet. Il était mon chouchou, celui à qui - durant toute mon adolescence - je pensais nuit et jour. Il croyait que je rigolais, que je n'étais pas vraiment amoureuse. En même temps, être amoureuse sans voir le mec, c'est pas possible mais ca ressemblait étrangement à de vrais sentiments déjà à cette époque.
Juin 2006 : lendemain du bac de Français, je surprends une conversation entre ma petite soeur et lui. Depuis plusieurs semaines, ils s'appelaient, s'envoyaient des messages. Alors que la veille, il me disait pour la première fois "Ne t'accroche plus à moi, je ne peux pas t'apporter ce que tu veux". Pff tu parles, je ne lui servait plus à rien. Il flirtait avec ma soeur.
23 juin 2006 : Première rencontre. Fiasco total entre ma soeur et lui. Il était trop moche à son goût. Donc qui a essuyé les larmes du mec triste et déprimé? (et oui, il avait le projet de vivre avec elle, et tout). Je l'ai consolé. Je lui ai offert mon amitié.
16 août 2006 : Premier bisou entre lui et moi. Le début, je pensais, de notre vraie histoire d'amour. Mais à peine une semaine après, j'apprends qu'il a une autre petite amie en même temps : Charlotte. Celle qui voyait le dimanche alors qu'il me disait qu'il taffait. Qu'il taffait en tant que gardien de la paix. Alors qu'il était un simple intérimaire dans un laboratoire. Bien sûr, la fille avait un petit ami donc lui et elle, ca ne marchait pas comme il voulait. Donc, pour ne pas avoir tout perdu, il m'a menti en me disant qu'il m'aimait moi et qu'il avait jeté Charlotte. Tu parles. Et puis, il voyait ma petite soeur des fois. Il avait essayé de l'embrasser aussi. Encore un abus que j'ai pardonné. On se voyait de moins en moins.
23 octobre 2006 : Retrouvailles parce qu'on s'est croisé en ville. Des souvenirs sont remontés à la surface. Notre histoire aura dura 9 mois durant lesquels il a revu la Charlotte et flirtait avec, par la même occasion. Durant lesquels il aura envoyé des centaines de sms à des dizaines de filles en parlant de trucs dont on ne parle que lorsque l'on est en couple avec. Durant lesquels j'aurais enfin compris qu'il n'était pas gardien de la paix. Durant lesquels j'aurais compris qu'il n'avait pas cette fameuse clio v6. Durant lesquels j'aurais compris qu'il n'avait pas de maladie due à un accident de jeunesse. Durant lesquels j'aurais compris qu'il m'avait menti sur plein de détails de sa vie. Mais je pardonnais tout. Toutes ses malhonnêtetés.
13 juillet 2007 : Première vraie séparation. Celle que j'ai jamais oublié. Celle qui a tout changé dans notre histoire. Celle qui m'aura fait comprendre des milliards de choses. Celle qui m'aura fait hurlé de douleurs. Bien sûr, par manque de tendresse, on se re-voyait en cachette juste pour s'amuser. Et puis après, on a enchainé les relations officielles, les relations officieuses, les relations secrètes, les relations merdiques. Celles qui ne m'apportaient plus rien. Ca fait un an et demi que plus rien ne va.
Ok, j'ai passé un excellent mois de juillet 2008 avec lui mais ca n'excuse pas tout.
Ok, il m'a offert un super bouquet pour la Saint Valentin 2009, mais ca n'excuse pas tout.
Je pense avoir fait le tour du problème sans rentrer dans certains détails qui pourraient choquer! Voilà, Seb, pourquoi toi et moi ce n'est plus possible. Trop de mensonges, trop de tromperies, trop d'infidélités, trop de manipulations. Et là tu vas me dire que je vis dans le passé et que tu as changé. Peut-être. Mais il y a des choses, dans la vie, qu'on ne peut ni oublier, ni pardonner. J'en ai marre de faire semblant. Marre de coucher avec toi alors que je ne t'aime plus depuis un an et demi. Et là, je vais passer pour la méchante. Mais non, tu le savais tout ça. Tu savais très bien que je n'avais aucune confiance en toi. Tu savais très bien que si je restais avec toi, c'était simplement par besoin d'affection. J'ai toujours été très claire avec toi. Et ne fais pas ton malheureux, je te connais. Tout n'est que simulation chez toi. Rien ne t'atteins jamais. Ni mes premières déclarations d'amour. Ni toutes les listes que j'ai fait pour que toi et moi ca s'arrange. Ni nos ruptures. Ni même quand je suis en face de toi en larmes. La seule chose que tu sais faire, c'est m'enfoncer encore et toujours. Maintenant, vas faire ton tristounet dans les bras de tes copines. Les miens ne t'acceptent plus, depuis déjà plusieurs semaines.